Guillaume Larrivé, la droite décomplexée en campagne pour la présidence de LR

Guillaume Larrivé, la droite décomplexée en campagne pour la présidence de LR

Alors que le premier tour pour l’élection du chef du parti de la droite se tient dimanche, le député de l’Yonne, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, assume ses ambitions pour la présidence de sa formation.
Merci de votre mobilisation

Par Julie Carriat

A quelques jours de l’élection du prochain président du parti Les Républicains, Guillaume Larrivé n’est « pas du tout déprimé ». « Mais je veux être lucide », ajoute le candidat devant une centaine d’adhérents, réunis le 2 octobre au siège parisien de LR, rue de Vaugirard. « Un parti politique, c’est mortel aussi. »

Pour décrire la situation de la droite comme l’état de la France, il y aura ce soir-là du sang et des batailles. Le fils de colonel aime les métaphores militaires, cite les principes de la guerre du maréchal Foch. De l’histoire de France, il affectionne aussi la seconde guerre mondiale. «  Vive la France libre !  », lance-t-il au cours de ses « rencontres avec les militants » (pas de meetings, il revendique des « conversations  »).

La période lui fournit aussi d’autres images. « Je n’oublie pas que les traîtres, on les fusille à la libération. Il faut d’abord que la libération advienne », dit-il, distillant un léger malaise face à un militant qui l’interpelle sur les « trahisons » des cadres ayant quitté le parti.

M. Larrivé a trouvé son public. Devant les militants parisiens, l’ancien conseiller d’Etat déroule une droite décomplexée, d’acides propositions sur l’immigration, le tout avec le laissez-passer conféré par son expérience de conseiller de Nicolas Sarkozy et de bonnes manières sous lesquelles perce une certaine impatience. « On n’a pas à s’excuser de vouloir rester français », déclare-t-il sous les applaudissements.

« Qu’on suspende le regroupement familial », poursuit-il, avant de préconiser la fin du droit du sol et l’organisation d’un référendum constitutionnel pour en finir avec « un système bureaucratique devenu fou ».

Guillaume Larrivé, la droite décomplexée en campagne pour la présidence de LR

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